Air Linair, retour d’expérience négative

Logo_Airlinair_EditionJ’ai toujours eu l’habitude et le reflexe pour mes quelques déplacements en avion (nationaux ou internationaux) d’emprunter des vols sur des compagnies aériennes reconnues. Air France, KLM, Cathay Pacific, ces grosses compagnies qui ne sont pas forcément plus cher si l’on anticipe et organise à l’avance son voyage.

Mais outre le tarif, à mes yeux, ces grosses compagnies ont une certaine image de qualité, de ponctualité et de voyages sans soucis (dans le genre payer un supplément pour un bagage en soute de moins de 20kg).

Malheureusement pour moi, j’ai du effectuer un vol Paris-Brive le mois dernier, un peu à la dernière minute et l’avion offrait le meilleur rapport prix/temps. Petit passage sur le site airfrance.fr pour commander. Je choisis mes horaires. C’est impeccable, tout se passe sans accrocs.

A un point près. Je n’ai pas remarqué que le vol emprunté n’était pas un AFXXX (pour Air France) , mais un A5XXX (Air Linair). Petit détails qui fait toute sa différence. Dans tous les cas, Air France ne propose cette ligne, donc je n’ai pas vraiment d’autre choix possible.

La veille du départ, je me rends sur le site de la compagnie, et je vois qu’il propose tout un tas de destinations en France dans lesquelles Air France n’attérit pas (surement à cause de la taille des pistes). Je vois également les références de leur flotte et des photos de leurs avions.

Là c’est le drame. Un mixe entre l’ULM et l’avion de ligne. Un coucou à double hélices (NDLR: la flotte d’Air Linair est composée de 24 ATR 42/72, plus cool qu’un ULM tout de même). Bon, ils sont modernes, c’est rassurant. Là aussi, je n’ai pas trop le choix. Si ce coucou peu me faire arriver à l’heure en 1h30 ca me va.

Mais à ce moment là, j’étais à des lieux de m’imaginer des galères à venir :

- A50221 à destination de Brive, décollage prévu à 08h55 d’Orly.
- Embarquement prévu à 08h25
- Moi, arrivé à 08h00 en salle d’embarquement
- Une salle d’embarquement presque vide pour deux vols, le mien pour Brive, l’autre pour Aurillac (150km séparant les aéroport). A vu les deux avions ne seront pas remplis.

08h55, toujours aucun embarquement, ni aucune information. Le personnel au sol nous dit de patienter.
Quelques minutes plus tard, aux alentours de 09h25 on annonce que le vol A50221 est annulé, cependant, les voyageurs peuvent emprunter le vol pour Aurillac. Ils seront affrétés en bus pour Brive.

L’avion à destination pour Aurillac décollait à la même heure que celui de Brive. Il a également subis le même retard, et n’a pas décollé à l’heure initiale. Etonant?

Nous étions 5 à refuser ce transfert. On nous a reconduit au comptoir de la compagnie dans le halle de l’aéroport. Mais grand désespoir, le comptoir n’est ouvert que tôt le matin et tard le soir, pas en journée. Ce qui voulait dire, une lutte avec le service commerciale de la compagnie.

10h05, les deux avions ont décollé, d’après le tracking de l’aéroport de Paris. Même retard subit, même horaires de décollage.

Après une demande de remboursement (qui s’effectue au près du reserviste), Air France m’a remboursé en moins de 7 jours.

Les indemnités, elles, sont à charges du transporteur. Air Linair à des délais de traitement de remboursement de 6 semaines (via la personne que j’ai eu au téléphone) et de réponse par mail en minimum 5 jours ouvrés (également annoncé par la personne au téléphone).

A l’heure actuelle, Air Linair, dans un premier mail m’a refusé ces indémnités pour des raisons liées à problème technique.

J’ai renvoyés deux mails, l’un demandant si le problème technique était réel (c’est a charge du transporteur de le prouvé), ou si ce problème technique ne cachait pas plutôt des économies (remplir 1 vol + un acheminement en bus ensuite c’est moins cher que 2 vols a moitiés remplis). Le second avec un article de loi européen paru au journel officiel, qui dit qu’un problème technique doit être remboursable sauf nature exceptionnelle. Nature exceptionelle, signifiant que le « problème découle d’événements qui, par leur nature ou leur origine, ne sont pas inhérents à l’exercice normal de l’activité du transporteur aérien concerné et échappent à sa maîtrise effective. »

Je suis dans l’attente d’une réponse de leur part. Même si c’est plus pour la forme que pour les indemnités, je n’hésiterai a déposer un recours au près de la DGAC s’ils s’avèrent que le problème technique n’en est pas un, ou n’est pas de nature exceptionel.

Mauvaise expérience donc.

PS: Si vous souhaitez voir les échanges mails entre Air Linair et moi, je les publierais en commentaire

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